jeudi 10 janvier 2008

Les compétences de l’Union

L'Union européenne se différencie des organisations internationales classiques par son modèle d'intégration qui va au-delà de la coopération traditionnelle entre Etats : les Etats membres ont délégué une partie de leurs compétences aux institutions communautaires.
Ainsi, à côté des pouvoirs nationaux, régionaux et locaux, existe un pouvoir européen fondé sur des institutions démocratiques ou indépendantes, mandatées pour intervenir dans plusieurs domaines. L’étendue de la compétence de l’Union européenne dépend des domaines concernés :
soit les Etats ont décidé de transférer l’intégralité de leur compétence dans un domaine ; dans ce cas, cela signifie que les Etats ne peuvent plus intervenir seuls : c’est par exemple le cas en matière commerciale, agricole ou monétaire. On parle alors pour l’UE de compétences exclusives ;
soit les Etats n’ont transféré qu’une partie de leurs compétences, si bien qu’ils peuvent continuer à agir à côté de l’UE. On parle alors de compétences partagées. Il s’agit en réalité du cas le plus fréquent. LUnion européenne agit alors à la place des Etats si l'action commune est considérée comme plus efficace que celle des Etats agissant séparément (selon le principe de subsidiarité).
Il existe enfin une dernière catégorie de compétences dites d’appui : dans ce cas, la compétence principale reste du ressort des Etats membres, mais l’UE peut appuyer leur action. Tel est le cas en matière de recherche, ou bien encore en matière de santé publique.

Des intitutions propes

L'Union européenne a ses propres institutions et instances communautaires :
Le Parlement européen, élu au suffrage universel direct par les citoyens ;
le Conseil européen, réunissant périodiquement les Chefs d'Etat ou de Gouvernement ;
le Conseil (des Ministres) de l'Union européenne ;
la Commission Européenne ;
la Cour de Justice ;
la Cour des Comptes;
le Comité économique et social européen ;
le Comité des régions;
le Médiateur européen.
En fonction des domaines d’actions envisagés, le poids et l’importance de ces institutions et organes européens varient.
Dans la plupart des cas, les décisions sont prises par le "triangle institutionnel" composé de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil des ministres.
La France joue un rôle important dans toutes ces institutions européennes, du fait du poids de sa population et de son rôle moteur dans la construction européenne.

La diversité présente au sein de l'Union européenne est une réalité. A titre d'exemple, le nombre de langues officielles de l'UE est aujourd'hui de 23 : 21 langues étaient officiellement reconnues depuis le 1er mai 2004 : tchèque ; danois ; allemand ; estonien ; grec ; anglais ; espagnol ; français ; italien ; letton ; lituanien ; hongrois ; maltais ; néerlandais ; polonais ; portugais ; slovaque ; slovène ; finnois ; suédois.En 2007, avec l'adhésion de deux nouveaux pays, sont venus s'ajouter le roumain et le bulgare.De plus, après un accord du Comité de Représentants permanents des États membres de l'UE (Coreper), le 13 juin 2005, l’UE compte depuis le 1er janvier 2007 une 23ème langue officielle. Il s'agit de l'"irlandais" ou "langue gaélique" d’Irlande.

Quels sont les symboles de l'Union européenne ?


L'Union européenne est identifiée par des symboles :
un drapeau : 12 étoiles or sur fond bleu forment un cercle en signe d'union. Le nombre de 12 est symbolique : invariable, il n'indique pas le nombre de pays membres mais symbolise la perfection et la plénitude ;
un hymne : "l'Ode à la Joie", prélude du 4ème mouvement de la IXème symphonie de Ludwig van Beethoven. Dès 1972, le Conseil de l'Europe choisi ce thème musical comme hymne. C'est en 1985 que les dirigeants européens décident d'en faire l'hymne officiel de l'UE. Sans paroles, il doit transmettre les idéaux de liberté, de paix et de solidarité que souhaite diffuser l'Europe ;
une fête : la "Journée de l'Europe" est célébrée le 9 mai, en souvenir de la déclaration Schuman de 1950, véritable point de départ de la construction européenne ;
une monnaie unique : l'euro. Ratifié en 1992, le Traité de Maastricht propose la mise en place d'une monnaie unique dans l'UE. Les pièces et billets sont introduits au 1er janvier 2002 dans les pays remplissant les conditions requises ;
une devise : "Unie dans la diversité". Elle apparait officiellement pour la première fois en 2004, dans le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Cette devise illustre la volonté de l'UE pour faire en sorte que les différentes cultures, traditions et langues des Européens soient un atout pour le continent.

jeudi 13 décembre 2007

L’École, lieu de citoyenneté

François Galichet, ESF éditeur, Pratiques et enjeux pédagogiques, 2005

mercredi 4 janvier 2006


À quelles conditions l’école peut-elle devenir un espace d’apprentissage de la citoyenneté ? À travers des étayages nombreux et accessibles, l’auteur nous invite à une conceptualisation de cette idée de citoyenneté et à l’émission de diverses hypothèses quant la possibilité de son éducation dans le champ scolaire.
Il désigne la citoyenneté comme une démarche consciente et délibérée, d’adhésion à une collectivité dont on décide de partager les valeurs et les formes d’organisation. Elle implique la primauté de l’intérêt commun sur tous les intérêts particuliers. Il la distingue de la socialisation qui caractérise plutôt un ensemble d’attitudes inconscientes, acquises plus ou moins précocement, qui structurent la relation de l’individu à autrui selon un certain nombre d’habitus. La socialisation démocratique correspond alors au souci, en toutes circonstances, de ne pas imposer autoritairement son point de vue, à la capacité de participer à une discussion ou à une délibération entre égaux, à la tolérance et au respect des différences. L’éducation à la citoyenneté viendrait donc prolonger et préciser au plan politique et discursif ce que la socialisation démocratique installerait au plan des comportements et des attitudes. Trois modèles de la citoyenneté sont détaillés : le modèle identitaire qui est l’expression d’un vouloir vivre ensemble, le modèle de la participation à la souveraineté correspondant à la participation à l’exercice du pouvoir sous toutes ses formes et le modèle de la vigilance critique qui tend à une prise en charge active des problèmes liés à la vie collective dans tous les domaines. Ces trois modèles ne peuvent fonctionner que si le désir de parler a surgi chez ceux qui se trouvent rassemblés. Or, comment susciter cette émergence ?
La sécurité, ou plutôt le sentiment de sécurité, apparaît comme la condition première d’un tel pacte social. La fonction primordiale des institutions sociales et pédagogiques est donc d’établir ce sentiment par une confiance à priori. Cinq conditions tendraient à la développer : l’existence de régularités spatiales et temporelles, la mise en place de rituels, la conscience pour chacun d’appartenir à plusieurs communautés qui s’articulent et se recoupent sans se confondre, la possibilité d’exprimer ses conflits, tensions et angoisses et l’exercice partagé du pouvoir.
Se pose alors le problème pour l’enseignant du passage d’une autorité « traditionnelle » à une autorité « institutionnelle » qui le voit déléguer une partie de ses pouvoirs pour faire émerger progressivement un contrat fondé sur des règles démocratiquement élaborées et discutées. C’est cette délégation qui assure la sécurité de par cette possibilité en dernière instance d’en revenir à une autorité magistrale. Cette attitude est également accompagnée par une éthique pédagogique guidée par le postulat d’éducabilité, le devoir d’imagination, l’exigence de convivialité et la volonté d’égalité.
Minutieusement, F. Galichet montre que la seule pratique qui échappe aux diverses ambivalences autour de la citoyenneté est la relation tutorale. S’y découvre peu à peu, pour tous ceux qui s’y sont engagés, tout un arrière-plan d’activités, de relations humaines, de découvertes et d’expériences qui débordent de toutes parts.

Sylvain Connac

htto://www.cahiers-pedagigiques.com/article.php.3?id_article=2088

mercredi 12 décembre 2007

La citoyenneté


La citoyenneté est intimement liée à la démocratie. Être citoyen implique que l'on fait partie d'un corps politique, un État, que l'on a dans ce corps politique des droits et des devoirs. En France, un citoyen est défini comme suit : "Homme ou femme âgé de plus de 18 ans, né(e) de parents français ou étrangers naturalisés". Un citoyen a plusieurs devoirs comme payer les impôts, respecter les lois ou encore être juré de Cour d'assises si besoin est.

En démocratie, chaque citoyen est détenteur d'une partie de la souveraineté politique, c'est donc l'ensemble des citoyens qui par l'élection choisit les gouvernants.

Le citoyen moderne est le sujet de droits et devoirs : droits de l'Homme - droits civils - droits politiques - droits sociaux. Les devoirs sont accomplis par les citoyens pour le bien de la collectivité (impôts, service militaire, etc.), et définis par les lois des pays dans lesquels ils vivent.

La communauté des citoyens forme la nation.

L'expression "Citoyen du Monde" qualifie celui qui proclame son attachement à l'ensemble de l'humanité, refusant les frontières nationales, tel les stoiciens.

« Le citoyen est un être éminemment politique (la cité) qui exprime non pas son intérêt individuel mais l'intérêt général. Cet intérêt général ne se résume pas à la somme des volontés particulières mais la dépasse. » Jean Jacques Rousseau .

In Wikipédia

Comment construire un monde plus juste?

Dans notre monde, il y a de choses à changer.
Il y a des personnes qui ont un salaire ridicule parfois je ne sais pas lire (le nombre est très long) en comparaison avec des personnes qui doivent compter sur ces doigts l'argent qu'elles peuvent dépenser en norriture, en médicaments et en transports publiques.
Je pense que la richesse doit être mieux répartie, principalement entre les patrons et les employés. La majorité d'entrepreneurs, pour obtenir du profit, paient aux employés un salaire misérable. Donc, il est indispensable une adéquation nationale entre les employés et les entreprises, car ce désaccord peut provoquer la faim à des millions de personnes.
Une autre solution c'est que les pays riches n'exploitent pas les pays pauvres car c'est une des principales causes de guerre. Et la guerre ne bénéficie personne.